“MADE IN AFRICA” La PRÉFACE.

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Si avec mon dernier ouvrage “60 Pages à mon Afrique noire française” je survole sobrement ces maux qui pour ma part empêchent toutes formes de développement dans cette Afrique noire et francophone en particulier, avec MADE IN AFRICA il m’a paru raisonnable de restituer les choses dans leur contexte.

Mais avant tout je voulais parler de cette crise Financière Mondiale. En mars 2012 les premières lignes et les idées étaient couchées.

Je me souviens encore parier autour de moi de sommes dérisoires sur la sortie de la Grèce de la zone euro et de l’écroulement de la monnaie européenne avant la fin de cette même année (2012).

Bien mal m’en a pris ! Nous sommes en 2015, la Grèce est toujours un membre de la Communauté Économique Européenne, et l’Euro tient encore la route, enfin, pour l’instant.

Depuis, vous vous en doutez, j’ai dû ravaler ma langue et j’ai perdu quelques sous.

Je ne suis pas financier, ni même diplômé d’une quelconque spécialité ayant trait avec le monde de la finance.

Alors il me fallait parler de cette ” Grande Crise Financière Mondiale” autrement et cela pour trois raisons.

La première était ma lecture de la chose. Mon éducation et mon parcours m’ont appris à ne pas regarder les choses et les situations sous un seul angle.

Je suis né et j’ai grandi dans la curiosité et l’étonnement. Cette “crise” avait manifestement ce quelque chose de particulier et de jamais-vu.

Le monde avait changé et tellement de lignes avaient bougé. La Chine, l’Inde, le Nigéria et bien des pays jadis pauvres et sous-développés étaient devenus des nations émergentes et des puissances économiques.

Deuxièmement, je dois l’avouer, j’étais motivé par cette envie de comprendre les raisons, les mécanismes et les détails qui avaient entrainé cette crise qui prenait chaque jour des nouvelles proportions et dont on voyait des répercutions sur toute la planète et sur le continent noir en particulier.

La troisième des raisons, est que, même si la finance et tout ce qui y a trait n’est pas mon domaine, je voulais tout simplement, comme tout le monde, en parler et surtout en rire.

Revenons à cette deuxième raison pour laquelle il me fallait parler de cette crise financière “autrement.”

En parlant de mécanismes, de détails et de répercutions, il n’était pas question de finance dans le sens propre, ni d’une analyse purement technique et conventionnelle en la matière.

Parler de ces maux qui maintenaient cette Afrique francophone passive et léthargique avait peut-être inéluctablement  et naturellement un lien avec la façon dont elle était gouvernée, (la finance et l’économie, les décisions et leurs impacts, etc.) mais au-delà je voulais en comprendre les motivations, comment en étions-nous arrivé là ? Quels sentiments avaient animé les premiers tireurs de ficelles ? Et pourquoi ces sentiments ?

Quand les faits constituants l’histoire d’un peuple ne sont pas relatés dans leur effectivité et sont volontairement détournés, la destinée de ce peuple en est fatalement imprégnée et certainement faussée.

Le journaliste camerounais Alain FOCCA, sur les ondes de la RFI (radio française internationale) nous rabâche si bien dans le jingle de sa célèbre émission “Archives d’Afrique” (et que je suis avec beaucoup d’intérêt)

” Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme.”

Et… Comme toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, je resterai nature, je garderai joyeusement mon humour, un brin de provocation et de fiction, et cette dérision qui me sied si bien tout au long de cet ouvrage.

Depuis des siècles, en Afrique, nous héritons générations après générations des récits de notre passé, un passé peu reluisant, un passé de victimes sans Dieux et sans discernement.

Le récit dans ses lignes nous parle d’un Homme noir perdu dans ses forêts et démuni de raisonnement, d’une retransmission des savoirs (de base) uniquement par voie orale.

Puis d’un Homme blanc nous apportant la connaissance, nous sortant de l’ignorance et de nos souffrances.

Ensuite le récit prend une tout autre tournure, se dévoile peu à peu les contours et les lignes invisibles.

Et l’Homme noir de dire que cet Homme blanc n’était en vérité qu’un loup déguisé en agneau.                   De nos jours, tellement a été dit et fait sur le sujet. La traite des noirs a été reconnue comme crime contre l’humanité, des dates ont été consacrées et des journées célébrées, des monuments ont été érigés et des institutions sont nées, cependant, force est de constater que cette Afrique noire a toujours tant de mal à décoller.

Avec MADE IN AFRICA et toute la dérision et la provocation qui y transparait, je viens, marchant sur des œufs et averti, rappeler à nos consciences d’où qu’elles soient, la véritable place de l’Homme au milieu de toute cette vie.

Et par-dessus TOUT, et dans une forme simple à parcourir, je viens rappeler aux plus anciens et inculquer aux plus jeunes de cette Afrique noire leur véritable Patrimoine et leur Véritable Histoire.

C’est en partant de nos vraies racines, de notre véritable histoire que naîtra,  en abondance dans les consciences de nos enfants, la fierté de notre particularité.

Nous sommes les descendants de la plus grande et la plus raffinée des civilisations que la terre a abritées, et nous sommes bien sur le continent le plus riche de la planète.

Ce devoir de réhabilitation nous incombe à tous, car si on ne prête pas une  minutieuse attention à notre glorieux passé, comme nos pères avant nous, nous entrons malheureusement dans la vie (dans cette Afrique noire en particulier) avec ce complexe d’infériorité imposé et entretenu d’une part, par cet occident honteux de son vrai et dissimulé passé et d’autre part, par la passivité, la naïveté et  la voracité de nos dirigeants.

Have some good time reading MADE IN AFRICA!

Léonce BERT

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